Le ferblantier est passé

Bonne nouvelle, le ferblantier a pu passer, comme convenu ! Il n’a pas eu grand beau temps, mais juste quelques éclaircies suffisantes pour permettre la pose de la ferblanterie, en particulier les parties à souder !

Voilà le résultat :

Détail de la ferblanterie en haut du champ, avec les rivets qui ont été soudés, les plaques vissées et soudées également, et la petite plaque pour protéger le morceau de carrelet qui sert à fixer la tôle :

Détail du haut / côté de la ferblanterie

Au bas du même côté on peut voir comment laferblanterie s’intègre au rail alu pour assurer l’étanchéité du côté du champ :

Détail de l'intégration de la ferblanterie dans le rail

Intégration de la ferblanterie dans le rail

Le bas du champ. Là une simple tôle de protection pour le bois a suffi, la pente des verres combinée au système de listes A et B de Sebasol assurent que rien ne s’écoulera des vitres jusqu’au bois.

Le fond du champ, avec les listes A et B de Sebasol posées

Les tôles du haut ont été soudées ensemble :

Les soudures pour assurer l'étanchéité le la partie supérieurs

Finalement une vue de dessous de ces mêmes tôles qui ont été faite assez longues pour protéger le champ, la purge, les carrelets et les piliers de soutènement tout en laissant un accès à ces éléments. Pour assurer la stabilité de ces tôles (23cms environ) des bouts de carrelets ont été ajoutés au milieu de chaque panneau, fixés contre l’OSB. Ainsi, le ferblantier a pu fixer les tôles à 9 endroits sur toute la largeur :

La vue de la partie haute de la ferblanterie

Voilà maintenant mon champ solaire est totalement fini. Prochains travaux : remise en état du talus, parce que là il a sérieusement ramassé !!!

Et on commence à isoler les lignes

L’installation a tourné durant une journée… et ça se sent au niveau de la température dans le local technique ! En effet, comme les lignes ne sont actuellement pas isolées et que la température de ces dernières monte à plus de 80°, autant dire que les lignes se transforment en véritables radiateurs…

La première journée avec pression constante etc… nous a permis de penser raisonnablement qu’il n’y a pas de fuite, pas de brasure à reprendre, et donc qu’on peut isoler les lignes.  ‘est ce que j’ai débuté hier soir, j’ai fait la partie « local technique ».

Isolation de type coquilles Vetroflex…

Quelques photos du premier jour de service

Voilà quelques clichés de mon champ solaire après son premier jour de service. Reste à poser la ferblanterie (cette semaine normalement) et à redonner une nouvelle vie au talus qui a bien ramassé avec tous les allers-retours…

 

Vue depuis la droite du champ :

 

Vue depuis la gauche :

 

 

Et une vue d’en bas, avec un effet d’écrasement lié à l’endroit de la prise de vue… Sur la terrasse les 3 piou-pious qui admirent l’oeuvre 🙂 !

C’est le grand jour !

Voilà, j’ai terminé l’installation 🙂 !

Lundi avec David (apprenti Sebasol) on a pu recaler le rail qui était trop enfoncé (il y aura un post là dessus dans quelques jours), et monter quasiment tout le circuit solaire. J’avais déjà précédemment monté le groupe hydraulique et tout ce qui allait vers le boiler, le vase et la soupape. On a donc juste eu à connecter le champ (testé sous pression précédemment aussi) au groupe. J’ai testé sous pression (3 bars) tout le circuit, tout est OK.

J’ai abondamment rincé le circuit (près d’une heure à grande eau) en ayant fermé la vanne froide au dessus du circulateur et en ayant fait rentrer l’eau par le robinet sous la soupape, et un deuxième flexible qui crachait la flotte par le robinet sous le circulateur au té qui part vers le vase, le tout se déversant dans les canalisations par un flexible.

Le vase d’expansion est noté comme taré à 1.5 bars, je n’y ai pas touché.

J’ai aussi branché la régulation : les 2 sondes arrivée (T6) et départ (T5), le ballon (T2) et le capteur (T1). J’ai parcouru le livret de la régulation et j’ai mis le schéma le plus simple, 1 échangeur, 1 capteur plan, et un boiler. J’ai laissé les valeurs (deltas etc..) d’usine, le reste (compteur d’énergie etc…) j’ai plus ou moins adapté à ce que j’avais monté.

Concernant le débit, au débitmètre j’ai 9l/min si je suis en position 2 sur le circulateur, et près de 12l/h à la vitesse 3. Là, j’ai laissé la vitesse 2… D’après les formules, ça donne 540l/h, soit avec mes 18m2 de panneaux 30l/h par m2. On est donc à la limite entre le « semi-low-flow » et le « high-flow »… On verra d’après les deltas relevés ce que cela donne…

Pour la pression j’ai mis 1.2bar (5m) quand le circulateur tourne (la doc parle de pression de fonctionnement, j’en déduis que c’est quand ça fonctionne, quand le circulateur tourne), quand le circulateur tourne pas ben ça chute à environ 0.9 bars seulement. Normal ? Ou est-ce que je dois ajuster les 1.2 bars au moment où le circulateur tourne pas (et là ça monte à environ 1.5 bars quand ça tourne. Aux dernières nouvelles, on avoisine les 2 bars quand ça chauffe avec le soleil).

Je vais donc laisser tourner l’installation en eau pure !! Après tout ce travail, on va enfin voir si tout fonctionne correctement, si les tuyaux chauffent, etc etc etc… On croise les doigts, plus de news ce soir !

Et on raccorde le boiler !

 

Après avoir installé le chassis pour accueillir le groupe hydraulique, on peut s’attaquer au raccordement du groupe solaire sur le boiler.

Pour cela, pas trop de complication : la ligne froide (avec le circulateur, à droite dans le groupe solaire) va se connecter directement au bas de l’échangeur solaire du boiler, avec un robinet de vidange au point bas. La ligne chaude, elle, sera connectée au haut de l’échangeur solaire, en prenant soin de faire un syphon anti-thermosiphon que l’on n’isolera pas avant le raccordement. Ainsi, pas de déperdition de chaleur… On ajoute aussi une purge automatique, et le tour est joué…

Pose des listes Sebasol (Liste A) pour la ferblanterie

Dans la documentation Sebasol, on nous parle de « Liste A » et de « Liste B » qui servent à marquer le chanfrein (latte du bas) et qui permettent de poser les vitres sans avoir à attendre le passage du ferblantier.

Je dois bien avouer que ces listes et cette partie m’a fait passablement lire et chercher pour vraiment comprendre le but de ces listes.

les ayant maintenant posé, les choses sont un peu plus claires… bien que 🙂 !

Le but donc de ces listes est de remplacer la partie de la ferblanterie qui, pour assurer une parfaite étanchéité du champ solaire, devrait remonter sous les vitres du bas du champ solaire.

Pratiquement, il nous est demandé de faire un chanfrein sur la lambourde du bas du champ. Le but de ce chanfrein est de créer une distance entre la fin du verre (qui dépasse d’un centimètre max la lambourde du bas du champ) et ce qui est « sous » le verre, et ainsi éviter, par capillarité, que l’eau remonte entre la lambourde et le bois et donc fasse pourrir le bois. Il faut donc faire un chanfrein généreux, disons laisser 1 cm sur le sommet de la lambourde et rabotter 3 cms à 45°. De mon côté, je n’ai pas fait un chanfrein aussi grand, c’est en posant les listes que j’ai compris l’intérêt d’avoir un chanfrein généreux (pour augmenter d’autant plus cette distance).

La lambourde avec le chanfrein - peut-être un poil trop petit ?...

Le but est donc de clouer avec des clous à tête plate pour ne pas modifier le profil de la pièce la liste A sur la lambourde du fond. La partie non pliée vient s’appuyer sur le sommet de la lambourde, la partie qui n’a pas été rabottée. En fait, c’est sur cette liste que l’on pourra coller le joint silicone en E, ce qui n’aurait pas été possible sur le bois, afin de garantir l’étanchéité sous la première vitre.

Pratiquement, cette liste a été fixée par 5 clous à tête plateEt on se retrouve avec une belle surface bien droite, et bien lisse, sur laquelle on peut coller le joint silicone en E fourni par Sebasol :

liste A avec le joint silicone - Vue de près

Liste A avec joint silicone : vue de loins

Il est maintenant possible de fixer les crochets, en n’oubliant pas les points de silicone pour éviter que l’eau ne remonte le long des crochets par capillarité.

Au final, on place donc les 5 crochets le long de la lambourde. Et on peut poser la vitre sur les crochets, tout simplement.Voilà, on a donc un champ solaire « fermé » avec une étanchéité en bas de la vitre. Le ferblantier peut simplement poser la ferblanterie simplement en débutant sous le fond de la liste A. En effet, dans la liste A viendra s’enficher une liste B qui obligera l’eau à tomber par dessus la ferblanterie….

Pour résumer : l’eau coule sur la vitre, même si elle se décide à remonter le long de celle-ce par dessous, elle va rencontrer le joint silicone en E, et s’écoulera plus bas, sur la liste A; puis sur la liste B (ces deux listes empêchent que l’eau ne coule le long le la lambourde du bas du champ), de là l’eau sera évacuée par la ferblanterie et la goutte tombante fabriquée par le ferblantier…

Ne pas oublier : les rails ne doivent pas être coupés, c’est l’un des point les plus répété dans la documentation ! Les rails entre les vitrages assurent l’évacuation de l’eau justement car ils sont plus longs que les vitres ! A contrôler, indiquer, et imposer au ferblantier lors de son passage !

Premier contact avec le régulateur solaire SORA-W

Le régulateur solaire, c’est la boîte électronique qui va gérer le circuit solaire : récolter les températures au boiler, sur le champ solaire, et lancer la pompe lorsque la différence de température le justifie (en gros, lorsque faire tourner le circulateur nous coûte moins par rapport à ce que l’on gagne en eau chaude… On va quand même pas refroidir de l’eau quand les panneaux sont froids… quoique ! ). C’est aussi cet appareil qui permettra, en fonction du débit, de la température de départ et de celle d’arrivée, de calculer l’énergie « gratuite » engendrée par notre installation solaire.

Lorsque l’on reçoit notre commande, le régulateur est dans un petit carton, livré avec un mode d’emploi (en Français 🙂 ) et 4 sondes de température.

Plongeons-nous donc dans le mode d’emploi…

Celui-ce décrit en détail les possibilités de réglage de l’appareil, ainsi que la mainère de connecter les différents composants.

Sur ce modèle, 13 schémas de base sont configurables, en fonction du nombre d’accumulateur de chaleur que l’on va installer, du nombre de champs solaires, de bypass et j’en passe…

Dans la boîte, toute un bloc de connecteurs, chacun identifié avec un petit sticker, ce qui est fort agréable il faut l’avouer ! Sous la boîte, un sticker indique la version du boitier ainsi que le firmware installé :

Pour mes tests initiaux, je vais tenter de mettre sous tension l’appareil (en direct sur du 220v) et d’y brancher ma sonde, installée depuis cet aprè-midi dans mon champ solaire. D’après le schéma du manuel, la sonde doit être branchée tout à gauche, et le courant sur la partie droite du bloc de connecteurs :

 

Non sans un certaine appréhension, je mets la fiche dans la prise et… l’appareil s’allume !  Un rapide tour des menus et options me fait bien vite arriver sur la sonde de température du champ solaire : impec, il indique 16.5°, et mon thermomètre « standard » qui est collé à la façade de la maison (ensoleillée il y a quelques heures encore) indique 17°. On a donc une valeur qui ne semble pas trop abracadabresque, on va même oser dire que la sonde fonctionne bien 🙂  !

Une fois que l’on aura branché les sondes au départ et à l’arrivée du groupe solaire et configuré la vitesse du début on saura quelle a été la production énergétique de l’installation.

Finalement, une fois le boiler également connecté au régulateur (pour connaître la température de l’eau stockée) on aura ce petit schéma qui représentera notre installation. Et dès que les panneaux seront 10° plus chauds que l’eau du boiler, la pompe se mettra en marche.

Elle est pas belle la vie ???

Placement du groupe hydraulique

 

Comme tout le monde, je n’ai plus beaucoup beaucoup de place dans mon local technique. Il va donc être question de trouver un emplacement à mon groupe hydraulique. Après discussion avec Michel de chez Sebasol, la solution de l’accrocher aux tuyaux de chauffage existants déjà semble s’avérer judicieuse : on pourra ainsi sortir du boiler (là où il y a le gros cache noir rond au bas des tuyaux), puis remonter au travers du groupe hydraulique, et continuer vers le plafond pour aller rejoindre le circuit.

Le groupe hydraulique viendra donc entre les deux tubes « de gauche », sur lesquels viendront se fixer deux colliers. A ces colliers sera fixé un chassis de bois de récupération, qui sera parfait pour accueillir mon groupe :

Il a fallu retirer un morceau d’isolation pour placer les colliers.

Installation de l’isolation pour valider que tout passe correctement entre les tuyaux.

Et avec le groupe fixé …

Le branchement sera donc aisé : sortie du boiler, coude sur la gauche, remontée au travers du groupe, puis circuit solaire standard.  Je fixerai le régulateur solaire sur l’isolation du boiler je pense, pour pas avoir à rallonger trop les câbles des sondes.

 

Test d’étanchéité : mise sous pression du circuit

Monter un champ solaire, c’est faire un gros puzzle… Un gros puzzle de pièces de bois pour le champ lui-même, mais aussi de tubes de cuivre, de tés et de réductions, de manchons et de bouchons, pour au final avoir un circuit dans lequel on fera passer de l’eau, qui va circuler entre le boiler, le groupe hydraulique, le circuit solaire et les absorbeurs.

Cela implique d’avoir un circuit totalement étanche, afin d’éviter qu’une fuite ne génère des dégâts futurs.

Bouchon sur la distribution du tuyau "froid" au bas du champ solaire

Étant arrivé à la moitié du montage de mes absorbeurs (soit 6 pièces), j’ai décidé avant de continuer de placer 2 bouchons sur ce qui va être la distribution de l’autre moitié du champ, et de mettre le circuit – partiel et provisoire – sous pression pour valider l’étanchéité des 6 premiers panneaux et donc de cette moitié là du champ solaire.

Bouchon sur la distribution du retour (tuyau "chaud") au sommet du champ

De mon champ solaire, 2 tubes de cuivre passent dans une petite fouillent et entrent dans ma maison. C’est là que je mettrai, via un montage simple et un compresseur, le circuit cous pression :

Le système de mise sous pression

Voilà le principe : à l’extrémité de l’un des tube, un robinet dans lequel j’ai glissé une valve de pneu pour assurer le gonflage via le compresseur (truc Sebasol, génial !). Cela me permet d’injecter l’air dans le circuit. Comme tout a été soudé et bouchonné de l’autre côté, le seul point de sortie de l’air sera l’extrémité de l’autre tube en cuivre. Je l’ai donc bouché (écrasé et brasé), en ayant pris soin de monter un Té avec un manomètre dans le circuit. Notez que ce mano peut être monté à n’importe quel endroit du circuit, là c’était bien commode de le mettre tout au bout du circuit pour l’avoir sous les yeux. Pour info, le mano c’est celui du groupe hydraulique que je remonterai sur ce groupe dans quelques jours.

 

Vue de détail : le robines avec la valve dedans, branché au compresseur. Derrière le tube de retour écrasé et brasé (pour pas niquer un bouchon...)

Vue de détail : le mano avec indication de la pression dans le champ solaire (testé à 5 bars durant 24 heures)

Résultats du test : positif, aucune fuite, je suis monté à 6 bars durant 15 heures, au soleil c’est monté jusqu’à 6.5 bars (l’air se dilate au chaud donc augmentation de la pression interne du circuit)… C’est bien plus que ce que l’on rencontrera comme pression dans le circuit une fois en service mais au moins ça garantit l’étanchéité du circuit.

Suite à ce test, j’ai viré l’air (ne pas oublier sinon sale surprise à la reprise des travaux !!!) et j’ai assemblé l’autre moitié du champ solaire, ainsi que l’autre partie de la distribution. J’ai remis sous pression et là ça ne tenait pas… Grace au premier test mené le jour d’avant je savais que cette fuite se situait dans la deuxième moitié du champ, la fuite a été trouvée en 1 minute : j’avais oublié de braser un manchon que j’avais mis en place et préparé mais pas brasé ! Ce qui fut fait en 2minutes, puis retest : impeccable, c’est sous pression depuis hier à 17h00, 5 bars à nouveau, et aux dernières nouvelles ça n’a pas bougé !

Je referai ce test une fois tout le circuit monté. Si une fuite est détectée, je saurai ainsi qu’elle ne peut se situer que sur les pièces assemblées depuis que j’ai testé avec succès mon champ solaire…