Catastrophe !

 

Le montage du champ solaire ne s’est pas passé sans quelques couacs ! En effet, Il y a eu plusieurs moments où le découragement a pointé son nez, où je me suis demandé s’il ne valait pas mieux attendre un peu avant de continuer les travaux, et je dois avouer quelques fois où si j’avais eu à ce moment-là sous la main une tronçonneuse ou une masse tout y passait…

Un de ces moment ça a été lors qu’après une journée de travail au cours de laquelle on avait pu monter l’ossature du champ solaire, l’isolation et les 12 absorbeurs (les plaques noires en cuivre), on a décidé, pour protéger l’ouvrage, de recouvrir tout ça avec une bâche de protection de sols pour peintre. Vous savez, ces bâches grises, pas transparentes mais plutôt fumées… J’avais une telle bâche, juste aux bonnes dimensions, dans le garage. Ni une, ni deux, on recouvre le champ avec cela, et on fixe le tout avec des lambourdes + spanzettes…

Il a ensuite plu pendant 3 jours, la bâche a bien protégé l’ouvrage.

Puis le soleil est revenu, un jour où j’étais au travail. Comme il faisait à nouveau beau, je suis rentré un peu plus tôt pour pouvoir continuer dans mes travaux (brasage des absorbeurs entre eux).

Et là, en arrivant au champ solaire, ce fut l’horreur !!! La catastrophe ! Presque la fin du monde :-S !

En effet, le soleil, revenu, avait chauffé les absorbeurs, au travers de la bâche, à un point tel qu’ils ont ramolli puis fait fondre la bâche, qui du coup a collé sur les absorbeurs ! En arrivant au bas des panneaux, j’ai vu cela :

Chaque tache noire, c’est du plastique qui a fondu puis collé aux plaques noires derrière ! Et quand je dis collé, c’est collé de chez collé… Intégré au métal tellement c’est collé dessus ! On a beau tirer dessus, ça reste entièrement collé au métal, et si le plastique se déchire c’est autour de la partie collée, qui elle reste sur le métal… Caramba, caramba, caramba (pour ne dire que ça !!)

J’ai donc, au couteau, coupé  la bâche en 12 morceaux, chacun faisant la taille d’un absorbeur, et j’ai remonté dans le garage les 12 absorbeurs avec le plastique collé dessus. Et le travail de « nettoyage a commencé ». J’ai tout d’abord tiré sur les feuilles de plastique pour n’avoir sur les absorbeurs plus que les bouts collée… Enfin, plus que, ça faisait un paquet de plastique sur les absorbeurs encore :

A pleurer !

Là, j’ai essayé divers moyens pour virer le plastique collé :

  • le diluant nitrocellulosique : aucun résultat, c’est comme utiliser de l’eau…
  • l’alcool à brûler : nul, idem que plus haut
  • le décapant : bof, pas vu de réel mieux avec ça, en tous les cas ça ramollissait pas le plastique
  • brûler le plastique au chalumeau : efficace pour virer le plastique en essuyant au fur et à mesure. Problème : si on veut virer du plastique là où il y a un tube de cuivre brasé derrière, la brasure lâche si on la chauffe trop. Solution donc inapplicable, parce qu’autant vous dire que là où ça a chauffé le plus (et donc collé le plus) c’est justement aux endroits où passent le tube de cuivre…
  • décoller le plastique en chauffant au décapeur thermique par l’arrière de la plaque : méthode assez efficace, mais difficile à doser : si on chauffe trop, le plastique devient trop mou et fond à nouveau, on se retrouve avec un mini bout entre les doigts et tout le reste toujours collé, et si on chauffe pas assez alors le plastique décolle pas. Avec cette solution j’ai pu enlever environ 50% de ce qui était collé sur les plaques.
  • Finalement, pour virer ce qui restait comme plastique fondu et collé, la solution est venue de mon carrossier : une gomme de carrossier : on la fixe au bout de la perceuse (2500 RPM min) et opère… ça rabote le plastique sans pour autant attaquer la plaque noire…


Il y a tout de même deux inconvénients à l’utilisation de cette gomme : premièrement, il faut attaquer le plastique millimètre par millimètre… c’est long, long, long… mais au moins, on arrive à tout virer. L’autre désavantage, dans notre cas précis, c’est que la couche sélective noire des plaques est relativement mat à la base. Avec ce traitement, on patine totalement l’endroit nettoyé. Le chrome noir reste bien en place, mais je pense qu’on perd un peu le côté « couche sélective » car devenu plus brillant à ces endroits, la plaque doit emmagasiner un peu moins de chaleur… Bon, cela reste tout relatif, et de toute manière c’est beaucoup mieux que d’avoir du plastique collé sur les absorbeurs, ou que de tout devoir recommencer ! Voilà en détail ce que cela donne après avoir été nettoaé à la gomme (les parties patinées qui sortent un peu en violet sur ces photos) :

Au final, j’ai donc perdu près d’une semaine à tout nettoyer… plaque par plaque… cm par cm… C’était décourageant, rageant, pénible… Alors si ça peut servir à quelqu’un d’autre je publie ce billet pour mettre en garde : n’utilisez pas de bâches translucides, même si elles ne sont pas transparentes, elles laissent passer assez de rayons solaires pour chauffer les plaques noires et faire fondre le plastique !

ABE !

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